( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / SCOTT OLSON )
Le constructeur automobile américain Ford a annoncé mercredi un bénéfice net et un chiffre d'affaires en recul au troisième trimestre, marqués par une baisse des volumes et par une hausse des coûts d'approvisionnement, mais il est néanmoins parvenu à dépasser les attentes.
Le chiffre d'affaires s'est replié de 2% sur un an à 49,53 milliards de dollars tandis que le bénéfice net a chuté de 16,26% à 2,05 milliards, selon un communiqué.
Le consensus des analystes de Factset attendait respectivement 49,07 milliards et 1,71 milliard.
Le groupe de Dearborn (Michigan) a également fait mieux qu'attendu par le marché en matière de bénéfice net par action hors éléments exceptionnels - variable préférée des analystes - en ressortant à 49 cents, contre 45 cents un an plus tôt et un consensus de 41 cents.
Début octobre, Ford avait annoncé un repli de 6,6% sur un an de ses ventes trimestrielles de véhicules neufs aux États-Unis, à 509.764 exemplaires, mais elles ont été stables en faisant abstraction de l'arrêt des modèles Escape et Corsair.
La directrice financière Sherry House a souligné mercredi auprès de journalistes qu'"un dispositif industriel en extrêmement bonne condition avait permis (au groupe) d'augmenter son bénéfice d'exploitation de 3% à 2,7 milliards, malgré une baisse de 2% du chiffre d'affaires".
"Notre objectif est d'avoir une entreprise plus résiliente, avec des marges supérieures et une solide discipline en termes d'allocation du capital", a-t-elle poursuivi.
Ford a légèrement modifié son objectif de bénéfice d'exploitation à données comparables pour l'ensemble de l'année, qui devrait se situer entre 10,5 et 11 milliards de dollars (10 à 11 milliards auparavant).
Et il a chiffré à près de 2,5 milliards de dollars le surcoût des matières premières, contre "juste au-dessus de 2 milliards" anticipés fin juillet.
Il a en revanche maintenu sa prévision de flux de trésorerie (entre 6 et 7 milliards) et de dépenses d'investissements (entre 9,5 et 10,5 milliards).
Le constructeur a mis en garde sur le fait que ces prévisions n'intégraient pas les conséquences d'une éventuelle aggravation du conflit au Moyen-Orient ni d'un repli important de l'économie américaine, deux facteurs qui auraient "un impact substantiel sur la demande pour le secteur".
Selon Mme House, la rentabilité de Ford en 2027 devrait être "en gros dans la lignée de 2026".
Pour les prochains mois, elle a cité des éléments positifs comme l'arrivée des véhicules produits dans son usine d'Oakville (Canada), mais aussi négatifs - arrêt de sites fabriquant son pick-up F150, le plus vendu aux États-Unis depuis près d'un demi-siècle, pour les préparer aux nouvelles versions-.
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